Pourquoi l'algorithme de Google n'est pas plus transparent. Comment Facebook sélectionne les contenus qu'il affiche dans votre fil d'actualité. Et comment Netflix sait quelle série vous allez avoir envie de voir.

Publié le 04/11/2016  Alimenté le 14/11/2016
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chronique du par

Pourquoi le projet sur le renseignement peut créer une "surveillance de masse"

Des "boîtes noires", dont on n'aura pas le mode d'emploi

Les défenseurs des libertés sur Internet ont peur. Depuis la , dans Le Figaro, que le gouvernement voulait installer des "boîtes noires" chez les opérateurs télécom afin de pouvoir surveiller, "en temps réel" et "de manière totale et systématique" les personnes représentant une "menace" et de réactions . Etrangement, et à l' de NextInpact, aucun n'explique ce que recouvrent précisément les nouveaux articles 851-3 et 851-4 dont il est question. Pour comprendre, il faut distinguer la surveillance des suspects et de leurs proches, classique, d'une véritable innovation : la traque aux "comportements suspects".

révélation, ainsi que les "comportements suspects", on ne compte plus le nombre d'articles criant au scandaleanxiogènesexception

Dans son rapport annuel, rendu public en décembre dernier, la Délégation parlementaire au renseignement (DPR), présidée par le député (PS) Jean-Jacques Urvoas, esquissait les grandes lignes du projet de loi sur le renseignement, évoquant notamment le fait que "la loi devra affirmer ce principe : jamais nos concitoyens ne pourront faire l’objet d’un espionnage massif puisqu’ils ne sauraient être suspectés de constituer une menace potentielle pour l’État et, par voie de conséquence, pour eux-mêmes".

Une affirmation réitérée la semaine dernière par Manuel Valls qui, présentant le projet de loi, sous-titré "protéger dans le respect des libertés" et qualifié de "petite révolution au service des libertés publiques", a déclaré qu'"il ne s'agit en aucun cas de mettre en oeuvre des moyens d'exception, ou une surveillance généralisée des citoyens. Le projet de loi prévoit expréssément que cette surveillance renforcée concernera les télécommunications des seuls terroristes, cela démontre bien qu'il n'y aura aucune surveillance de masse; le projet de loi l'interdit".

Or, ce projet de loi ouvre une brèche dans le dispositif existant, afin de permettre, non seulement de mettre sur écoute les "cibles" des services de renseignement, mais surtout de surveiller... ceux qui n'ont pas encore été identifiés comme "cibles". Examinons les deux cas.

Premier objectif du...

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