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Emission politique / Mélenchon : polémique sur les "invités lambda"

Par le - 16h53 - lu

Et le feuilleton des "français lambdas" pas si lambdas recommence. Après la "filloniste cachée" face à Macron en avril dernier, Jeudi 30 novembre, dans l'Emission Politique, le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a été mis face à deux contradictrices surprise, comme le veut l'émission : Pauline Laigneau et Laurence Debray. Mais sitôt après leur passage, il a été reproché à la chaîne, par des proches de Jean-Luc Mélenchon, d'avoir omis de présenter leur affiliation politique, comme le souligne Le Lab d'Europe 1.

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Pauline Laigneau, introduite par Léa Salamé comme une entrepreneuse, "petite patronne de PME" pour Léa Salamé, serait, pour le compte Twitter officiel de la France Insoumise, une "représentante de l'ultralibéralisme". La France Insoumise cite un portrait dans le site Atlantico, dans lequel elle revient sur son parcours. On apprend ainsi qu'elle a décidé d'entreprendre dans la joaillerie après avoir raté le concours de l'Ecole Nationale d'administration et que son entreprise, en 2014, comptait 18 salariés pour 3 millions d'euros de chiffre d'affaires. Rien qui ne puisse entériner l'accusation d'"ultralibéralisme". En revanche, dans un article d'opinion dans Le Point, datant de janvier 2016, Laigneau déclare : "Il faut secouer la France un bon coup." Elle y étrille la politique de François Hollande, en préconisant de "faire table rase et recommencer. Jeter aux orties le code du travail, 35 heures, un bon nombre d'impôts et toute cette sédimentation administrative que personne ne comprend et qui empêche notre pays d'aller de l'avant."

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Quant à Laurence Debray, fille de l'intellectuel Régis Debray, invitée sur le plateau pour interroger Jean-Luc Mélenchon sur sa position sur le Venezuela, le politologue proche de la France Insoumise Thomas Guénolé l'a qualifiée, sur Twitter, à nouveau, d'"ex-banquière macroniste". Il se base, souligne Le Lab, sur trois de ses apparitions dans les médias.

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Dans un article du mois d'octobre, le Journal du Dimanche la présente comme une "ex-banquière et macroniste" et revient sur son macronisme "assumé", "aux deux tours de la présidentielle". Interviewée dans Le Point, elle déclare à nouveau avoir "évidemment voté Macron" lors d'une interview à propos de son livre, dans lequel elle revient notamment sur son enfance "ultrapolitisée" en partie passée au Venezuela, dont sa mère, l'historienne Elizabeth Burgos, est originaire.

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Enfin, dans Causeur, elle précise que si elle a voté Macron, elle "reste en retrait" de la chose politique. Elle aurait par ailleurs travaillé "dans la finance" ou "dans les salles de marché", sans que les liens entre cette activité professionnelle, et son vote macroniste ne soient explicités. Reste que lors de sa présentation, Léa Salamé s'en était tenue à la qualifier d'"historienne" et d'"écrivain". Mise en cause pour ces "oublis", Alix Bouilhaguet, la rédactrice en chef de l'émission, contactée par Télé-Loisirs, s'est défendue : "On ne cache rien du tout, on n'estimait pas cette information nécessaire! On peut donner le bulletin de vote si l'invité est un militant ou si ça a du sens. Pauline Laigneau, on se doute bien qu'elle ne fait pas partie des Insoumis. Quant à Laurence Debray, qui venait parler du Venezuela, connaître son bulletin de vote n'avait pas grand intérêt."

Thomas Guénolé a annoncé avoir saisi le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, estimant que "la non présentation de Mme Debray comme soutien de la majorité présidentielle concourt à fausser les temps de parole et constitue dès lors une violation de l'exigence de pluralisme."


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