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Interdit de séjour à Calais, Gaspard Glanz saisit la justice

Par le - 12h16 - suivi

Il s'était promis de combattre "ces mesures liberticides". Gardé à vue, placé sous contrôle judiciaire et Interdit de séjour dans la zone de Calais, le fondateur de l'agence Taranis News Gaspard Glanz a décidé de contre-attaquer. Non par de nouvelles vidéos, mais en saisissant la justice.

Ce dimanche, sur le site de Taranis News, Glanz publiait la poursuite en référé qu'il a décidé de transmettre au tribunal administratif de Strasbourg pour demander la suspension de l'arrêté lui interdisant de séjourner à Calais jusqu'à la fin de l'Etat d'urgence.


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Il y a quelques semaines sur notre plateau, le fondateur de l’agence de presse Taranis News, spécialisée dans la couverture des mouvements sociaux, avait raconté ses mésaventures. Alors qu'il s'était rendu à Calais le 23 octobre, sans accréditation, pour couvrir l'évacuation du camp de migrants, le reporter s'était vu notifier par la préfète de région cette interdiction le 27 octobre, à l'issue d'une garde à vue de 33 heures, qu'il racontait sur notre plateau.

Estimant que cette interdiction de séjour est "entachée d'un doute sérieux quant à sa légalité", Glanz et ses avocats ont décidé de poursuivre l'Etat pour demander la suspension de l'arrêté. Selon le référé, que Taranis News reproduit sur son site, "la couverture des événements qui se déroulent au quotidien à Calais relève de l'intérêt général, au regard du droit à l'information et de la liberté de la presse". Glanz estime que cette interdiction porte également atteinte à sa liberté de travail et réclame pour ce préjudice la somme de 2 000 euros. Ce référé sera examiné par le tribunal administratif de Strasbourg le 19 décembre.

L'occasion de (re)voir notre émission avec Gaspard Glanz Calais : "Si je n'étais pas journaliste, j'aurais ramené des paquets de riz"

L'occasion de (re)lire aussi notre article Calais : le photographe-vidéaste Gaspard Glanz placé sous contrôle judiciaire

 



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