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"Contenus recommandés" douteux : deux sites US décident d'arrêter

Par le - 11h42 - suivi

Slate et le site du New Yorker ont décidé de retirer les "contenus recommandés" publicitaires en bas de leur article, selon le New York Times. En cause, la qualité de ces contenus promus, qui n'ont aucun lien avec les sites en question. Une démarche suffisamment rare pour être soulignée : une étude de l'association américaine Changeadvertising citée dans l'article du quotidien new-yorkais a pointé que 41 des 50 premiers sites d'information américains intègrent ce type de publicité, particulièrement lucrative.

"Comment régler vos problèmes de fatigue (faites cela chaque jour)", "Ces enfants de célébrités sont si beaux que vous allez être étonnés" : désormais, ce type de publicité ordinairement placé à la fin des articles n'a plus sa place sur les sites américains Slate et The New Yorker. Les deux médias ont pris le parti de retirer ces "contenus recommandés" de leur site.nouveau media

La raison : les liens peuvent régulièrement mener vers des sites douteux. Il y a quelques semaines, l'acteur Chandler Riggs s'était par exemple étonné de voir sa photo associée à un article intitulé... "Des jeunes acteurs qui sont morts sans faire de bruit cette année". Parmi les contenus promus en bas d'article contre rémunération, on trouvait également de nombreux liens au titre racoleur qui mènent vers de faux sites de santé créés par des fermes de contenus (@si vous détaillait tout le modèle économique de ces liens douteux ici).

41 DES 50 PREMIERS SITES D'INFO AMÉRICAINS INTÈGRENT DES CONTENUS SPONSORISÉS

Beaucoup de sites web (y compris en France) ont recours à ce type de publicité. Aux États-Unis, une étude effectuée par l'association Changeadvertising explique que 41 des 50 premiers sites d'information américains intègrent ces contenus recommandés sur le site. C'est le cas par exemple du Guardian, de Time ou encore de CNN.

Pour le président du groupe Slate Keith Hernandez, ces publicités sont "faites pour les éditeurs dans l'optique de maximiser leurs revenus, et non dans le but de trouver pour les lecteurs les meilleurs choses à faire". Mais il considère qu'elles nuisent à l'image de sites d'information qui se considèrent comme des sites de "haute qualité". Pour autant, la version française de Slate continue de mettre en avant ce type de liens, via Outbrain, l'un des plus importants diffuseurs de "contenus recommandés" publicitaires.

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Capture d'écran du site français Slate (2 novembre 2016)


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