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Clinton / Goldman Sachs : "675 000 $, c'est la somme qu'ils proposaient..."

Par le - 16h14 - suivi

Cela devient un rituel. Attaquée par le "socialiste" Bernie Sanders sur ses liens avec Wall Street depuis qu'on a appris qu'elle avait été payée 675 000 dollars par Goldman Sachs pour trois conférences, Hillary Clinton est interrogée sur le sujet dans quasiment chaque débat télévisé où elle se rend. Derniers exemples en date : chez CNN puis chez MSNBC. Entre les deux prestations, le ton de la candidate aux primaires démocrates a changé, se faisant plus offensif.

"Etait-ce une erreur ?" Sur le plateau de CNN, le 3 février, Anderson Cooper en a remis une couche. Recevant Hillary Clinton pour le "Democratic town hall" (sorte de réunion publique durant laquelle les candidats aux primaires sont interrogés à tour de rôle par le public et par les présentateurs), le journaliste de CNN l'a de nouveau questionnée sur ses conférences pour Goldman Sachs.

Depuis le 17 janvier, lorsque son concurrent à la primaire démocrate Bernie Sanders a lancé : "Madame la secrétaire, vous avez perçu 600 000 dollars de la part de Goldman Sachs", Clinton n'en finit plus de devoir se justifier. Il faut dire que les médias se sont emparés du sujet, et ont multiplié les révélations sur ces lucratives conférences (@si vous le racontait ici). En 2013, Clinton a ainsi gagné plus de trois millions de dollars en guise d'"honoraires" pour ses conférences (pour Goldman Sachs, mais aussi UBS ou Morgan Stanley). Selon le New York Times, à eux deux, les époux Clinton ont gagné grâce à leurs conférences 125 millions de dollars depuis 2001 (date à laquelle Bill a quitté la Maison Blanche). Des affaires sur lesquelles les enquêteurs de The Intercept n'ont pas manqué de l'interpeller, récoltant pour toute réponse un rire gêné.

Face à Anderson Cooper, sur CNN, Clinton n'a cette fois pas pu se dérober. Après avoir tenté de relativiser l'importance de cette conférence en arguant qu'elle en donnait "beaucoup", la candidate démocrate a déclenché malgré elle les rires du public en répondant (maladroitement) sur le montant de son cachet :

Lassée de voir que ses réponses ne portaient pas ? Poussée par son équipe à changer de stratégie ? Toujours est-il que le lendemain, face à Bernie Sanders sur MSNBC, Clinton s'est montrée autrement plus offensive. Elle a accusé son adversaire de mener une campagne calomnieuse, et tâché d'apparaître comme celle qui élevait le débat, en restant sur "le fond". Mais sur "le fond" également, Sanders s'est montré à l'aise, saisissant de nouveau l'occasion de se placer du côté des Américains les moins riches :

L'occasion de relire notre article sur le sujet : "La presse US creuse les conférences secrètes de Clinton à Wall Street... et les républicains reprennent les arguments de Sanders"


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