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Vincennes : BFMTV accusée de mise en danger des otages

Par le - 17h26 - flash

"Vous avez failli faire une grosse grosse erreur, BFM." La compagne d'un otage de l'hypermarché casher de la porte de Vincennes vendredi 9 janvier, en veut beaucoup à la chaîne d'info en continue. En cause, selon elle, des informations données par la chaîne avant l'assaut, qui auraient pu mettre en danger certaines personnes cachées dans l'hypermarché.

BFM1

"Vous étiez en direct avec les gens qui étaient dans la chambre froide. Ils vous ont dit qu'ils étaient six en bas, avec un bébé. Et deux minutes après, c'est passé sur BFM. Et le terroriste a regardé BFM. Heureusement qu'il n'a pas vu la bande, la bande qui passait en bas, sinon mon mari et les cinq autres étaient morts, parce qu'il descendait et il les mitraillait tous, parce qu'il était persuadé qu'il n'y avait plus personne en bas. Et BFM a marqué «5 personnes en bas plus un bébé»" a expliqué cette femme, en direct... sur BFMTV.

Contacté par Le Monde, le directeur de la rédaction de BFMTV, Hervé Béroud, s'est défendu de toute mise en danger : "Nous sommes très surpris : nous n'avons, à BFMTV, jamais été en contact avec les gens retenus en otage dans la chambre froide. Nous étions au courant de leur existence, de source policière, mais nous n'avons pas été en contact avec eux. A une occasion, le journaliste Dominique Rizet, en plateau, a évoqué une femme qui se serait cachée dans une chambre froide. Mais il l'a fait parce qu'il était en contact avec une personne du RAID sur place, qui lui avait dit que ces personnes-là n'étaient plus en danger car les forces d'intervention avaient pris position près de la chambre froide. Pourtant, M. Rizet s'est ensuite dit que ce n'était pas la peine de redire cette information, par prudence". Béroud estime par ailleurs ne pas savoir si le preneur d'otages regardait BFMTV. C'est pourtant bien cette chaîne que Coulibaly a appelée à 15 heures pour revendiquer son geste.

Et cette possible erreur de BFMTV est loin d'être la seule : Prises d'otages: une journée de remplissage et des fausses pistes en continu


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