Notre ressource unique : VOS ABONNEMENTS

Vite-Dit

Les "vite dit" sont tous les contenus des médias français et étrangers qui nous semblent dignes d’être signalés. Si nécessaire, ils feront l'objet d'un traitement approfondi dans nos articles payants. La page des "vite dit" a pour fonction de donner aux non-abonnés une impression des centres d’intérêt du site. La page des "vite dit" est très fréquemment actualisée au cours de la journée.

Privatisation des barrages : comment vendre l'idée

Par le - 09h15 - le neuf-quinze

Vous avez aimé la privatisation des autoroutes ? Vous allez adorer celle des barrages hydroélectriques. Pendant que Ségolène Royal, cherchant désespérément des alternatives à la suppression de l'écotaxe, amuse les JT avec la gratuité des autoroutes le week-end, l'Assemblée a voté, dans la loi de transition énergétique, une disposition autorisant la privatisation partielle des barrages hydroélectriques (deuxième source de production d'électricité en France après le nucléaire). Soyons précis : la concession de 25% des barrages français arrive à échéance d'ici 2023. Il s'agirait de permettre d'attribuer ces concessions à des sociétés d'économie mixte, en lieu et place de EDF et GDF. Ce vote s'est déroulé la semaine dernière. En avez-vous entendu parler ? Non. Mais ça ne devrait pas tarder.

C'est l'ancienne ministre de l'écologie limogée, Delphine Batho, en pleine campagne de promo de son livre, Insoumise, (elle était ce matin sur RFI et sera notre invitée cette semaine), qui attire l'attention sur ce point. L'Etat gardera certes 51% des sociétés concessionnaires des barrages. Mais 49% seront donc cédés au privé. 49%, direz-vous, c'est une minorité. Mais dans son livre, Batho raconte de l'intérieur comment toute la politique d'EDF, sous la présidence de Henri Proglio, fut orientée par les intérêts des quelques 16% d'actionnaires extérieurs.

Attention, rien n'est simple. Cette privatisation, si l'on comprend bien, est une manière de contourner une recommandation communautaire, faite à la France de lancer des appels d'offres internationaux. Cela devrait permettre au gouvernement de vendre le projet en expliquant que les barrages resteront ainsi "sous contrôle public". C'est donc une privatisation de résistance. Attendons que Royal le défende ainsi, expliquant par exemple qu'elle exigera des candidats aux concessions la gratuité de l'électricité le week-end.

barrages résultats Google images

 

 


Abonnez-vous !
|

Derniers articles du dossier : Energie : la guerre du mix aura lieu

Action EDF : France 2 évoque la baisse-Hulot, mais pas la hausse-Macron

suivi publié(e) le 19/05/2017 par Anne-Sophie Jacques

Alerte au 20H de France 2 ! La nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique et solidaire fait chuter le cours de l’action EDF de 6,7% (et même de - 5% dès l'annonce du gouvernement). Mais pas un mot dans les JT sur... les 27% gagnés par le cours en un mois en pleine ...

nouveau media

Nicolino : "comment j'ai perdu le combat contre les biocarburants"

chronique publié(e) le 30/04/2017 chez Fabrice Nicolino

Il a suffi d'un article du Monde, pour que resurgissent les souvenirs. Apprenant que les palmiers à huile sont responsables de 40% de la déforestation des pays tropicaux, Fabrice Nicolino se remémore son vieux combat contre les biocarburants (ces plantes alimentaires transformées en carburant ...

Kenneth Bone

Trump, Le Pen, Le Marchand : tous responsables

chronique publié(e) le 10/10/2016 chez les matinautes

Commençons par le commencement. Infortunés camarades matinautes, connaissez-vous ce Monsieur ? Vous qui avez déjà surfé sur les résumés du second débat Clinton-Trump, avez-vous vu cette image ? C'est un gars qui s'appelle Kenneth Bone, invité à questionner les deux candidats au nom des "...

Tous les contenus de ce dossier >