Notre ressource unique : VOS ABONNEMENTS

Vite-Dit

Les "vite dit" sont tous les contenus des médias français et étrangers qui nous semblent dignes d’être signalés. Si nécessaire, ils feront l'objet d'un traitement approfondi dans nos articles payants. La page des "vite dit" a pour fonction de donner aux non-abonnés une impression des centres d’intérêt du site. La page des "vite dit" est très fréquemment actualisée au cours de la journée.

Quand le journal papier retarde le web (Télégramme Brest)

Par le - 21h16 - lu

"Merci de patienter car Ouest France n'a sans doute pas cette info." Une petite erreur de publication sur le site du Télégramme (quotidien régional breton) le jour de Noël a mis en lumière une stratégie étonnante des grands quotidiens régionaux. Explications.


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

L'erreur, repérée sur Twitter (corrigée depuis mais toujours visible en cache), révèle une pratique de moins en moins commune : retarder la publication d'une information pour éviter que le concurrent la découvre et la publie. "PS : MERCI de patienter jusqu'à tard ce soir avant parution car OF [Ouest-France] n'a sans doute pas cette info. Ou alors attendre mercredi soir... A vous de voir." pouvait-on ainsi lire en dessous d'un fait divers à Pordic (Côtes-d'Armor), mis en ligne mardi 24 décembre à 17h52 (malgré la consigne !)

picto Le Télégramme dévoile sa stratégie face à "OF"

La presse quotidienne régionale (PQR) ne s'intéressait-elle donc pas à la "prime à la nouveauté" qui obnubile les sites d'info nationaux ou les chaines d'infos en continu ? "Dans 80% des cas, on publie l'information dès qu'on peut, on privilégie le scoop "Marque Télégramme", quel que soit le support" explique la responsable Web du Télégramme, Anne Lessard, contactée par @si.

 

 

"Mais parfois on fait le choix de différer, de garder pour le print [journal papier]. C'est surtout pour des infos qu'on pense être les seuls à avoir et qui peuvent potentiellement augmenter les ventes" poursuit la journaliste.

Du côté de Ouest-France, certains journalistes avouent recourir à la même méthode et expliquent que ces stratégies de "rétention d'information" sont dûes à la concurrence féroce que se livrent les deux titres sur certains territoires, comme les Côtes-d'Armor.

"Nous sommes en pleine transition vers le numérique mais nos rédactions restent très ancrées du côté du papier donc certains ont encore le réflexe de le privilégier" continue Anne Lessard. Et la note publiée ? "Une erreur évidemment. Mais dans toutes les rédactions on envoie des notes qui n'ont pas vocation à être publiées. On a eu la chance que celle-ci soit sérieuse et cordiale, parfois c'est plus fleuri" s'amuse la responsable.

Ouest-France a finalement indiqué «avoir également l'info» et l’a sorti deux minutes après sur le Web, et le même jour que le Télégramme en print picto


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

 

MAJ 27/12/2013 : rectification de la date de publication de Ouest-France.


Abonnez-vous !
|

Derniers articles du dossier : Presse en ligne ch. modèle (s)

Contributor

Google Contributor : payer pour retirer les pubs

suivi publié(e) le 21/11/2014 par Vincent Coquaz

Contributor : le remède de Google face à la montée en puissance des bloqueurs de pub ? Le géant américain a annoncé hier, jeudi 20 novembre, le lancement de Google Contributor, rapporte Gigaom. Son principe ? Pour un montant libre de 1 à 3 dollars par mois versé sur son compte Google, le ...

iPad Jobs

Non, la tablette n'a pas (encore) sauvé la presse

Quatre ans après, tentative de bilan

enquête publié(e) le 08/11/2014 par Vincent Coquaz

Et revoilà la tablette. Un an après les premiers journaux 100% tablette française (Ouest France, Rue89) et quelques semaines avant avant le lancement des éditions du Monde ou de L'Obs, le sauvetage de la presse tant espéré tarde à venir. Alors que le rédacteur en chef du JDD.fr consacre un ...

nouveau media

Dark Traffic : d'où viennent donc les lecteurs du Guardian ?

lu publié(e) le 04/11/2014 par Robin Andraca

L'audience anonymisée ferait-elle trembler The Guardian et les autres grands médias en ligne ? La question se pose après la sortie de Tanya Cordrey, responsable numérique du site du quotidien britannique, qui a confié à Business Insider ne pas savoir d'où viennent la plupart des visiteurs de ...

Tous les contenus de ce dossier >