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Contrôleur du travail victime d'un contrôle au faciès

Par le - 17h22 pas vu

Etrangement, l'affaire n'a pas été médiatisée. Selon plusieurs syndicats, un contrôleur du travail, le 12 septembre, a été empêché de contrôler une entreprise par un policier qui croyait à une usurpation d'identité. Plusieurs syndicats ont dénoncé dans un tract interne "un contrôle d'identité raciste".

Le 12 septembre dernier, un contrôleur du travail se rend dans un pressing à Levallois (Hauts de Seine) pour y effectuer un contrôle. Mais la gérante s'y oppose. Le contrôleur appelle alors la police nationale, comme il peut le faire lorsque une entreprise s'oppose à son contrôle. "Contre toute attente, un des agents de la police nationale, alors qu’il a, entre les mains la carte de service de notre collègue, lui pose des questions totalement déplacées : date de naissance ? lieu de naissance ? adresse personnelle ? Bref, il est soumis à un contrôle d’identité poussé !", dénoncent les syndicats. Contrôle

Le contrôleur du travail, de son côté, montre sa carte officielle et essaye de poursuivre son contrôle. Mais l'agent, "le soumet à nouveau à un interrogatoire : pourquoi avez-vous appelé la gérante avec un numéro privé (il s’agissait en fait du téléphone professionnel qui n’affiche pas de numéro de téléphone)? Pourquoi êtes-vous venus ? Que comptez-vous exactement contrôler ?" Il ajoute : "vous avez appelé le commissariat, on est là, donc c’est moi qui pose les questions". Selon les syndicats, le contrôleur explique alors au policier une dernière fois qu’il a besoin de son aide pour pouvoir faire son travail. Le policier répond : "ça ne se passe pas comme ça, Monsieur, la prochaine fois il faudrait prendre un rendez-vous, on a d’autres choses à faire. Au revoir." Les syndicats précisent que le contrôleur "porte un nom à consonance maghrébine" et "a le teint basané" "Bref, pour cet agent de la police nationale, il n’a pas le profil du contrôleur du travail !". "Cet agent de police indiquera, par la suite, qu’il s’est déplacé pour une possible usurpation d’identité !" précise le tract. Les syndicats attendaient "au moins une action de leur hiéarchie envers le commissariat concerné", ce qui n'a pas eu lieu, et ont donc décidé à présent de médiatiser l'affaire.

Le contrôleur, contacté par @si, n'a pas souhaité s'exprimer lui-même sur le sujet, et s'en remet à l'enquête administrative en cours. Le commissariat de Levallois, lui aussi, a refusé de s'exprimer.


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