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Faux chroniqueurs : Mediapart, Huffington Post et Figaro mis en cause (JDN)

Par le - 17h58 - suivi

Le JDN poursuit son enquête sur les faux chroniqueurs de la presse en ligne, pointe d'autres médias (Le Figaro, Mediapart et le Huffington Post) qui sont tombés dans le piège. Surtout, le JDN donne les noms des marques mises en valeur dans les billets des faux chroniqueurs.

Les faux chroniqueurs de la presse en ligne : épisode 2. Le JDN qui s'était illustré la semaine dernière en dévoilant comment des agences de relations publiques ou des entreprises innondaient les colonnes de la presse en ligne participative avec des faux chroniqueurs, récidive. Le site publie un second article sur la question dans lequel il apporte deux informations. D'abord, outre le Plus, L'Express.fr, Les Echos et le JDN, Mediapart, Le Figaro, et Le Huffington Post ont eux aussi été victimes de ce genre de pratiques. Par exemple, le JDN pointe des textes publiés dans le club de Mediapart par un certain "Jean-Sébastien Bamvilla" sur des thèmes aussi variés que l'industrie alimentaire, une banque privée (Saint-Olive) à qui il faut faire confiance, ou encore SFR/Numéricable dont l'alliance était forcément une bonne chose.Surtout, et c'est la deuxième information majeure de l'article, le JDN donne les noms de quelques unes des entreprises les plus citées par les faux chroniqueurs.

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Elles sont au nombre de onze et vont des syndicats professionnels, aux entreprises privées, en passant même par un pays. Ainsi, on trouve par exemple, l'Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA), la Banque Publique d'Investissement, la Banque Saint-Olive, Les Entreprises du Médicament, Numéricable, ou encore l'Ukraine.

Comment le JDN a-t-il procédé pour faire cette recension ? "Nous avons passé au crible les comptes de ces contributeurs dont nous suspectons le caractère usurpé. En lisant leur prose, nous avons cherché à repérer des points communs. Et parmi les similarités relevées, nous avons détecté un certain nombre de marques et d'entreprises quasi systématiquement citées par les faux chroniqueurs", détaillent nos confrères. A la suite de ces révélations, le JDN pose une question : ces entreprises sont-elles à l'origine de ces usurpations d'identité ou au contraire ont-elles été victimes de prestataires un peu zélés ? Pour le JDN, c'est plutôt dans la deuxième hypothèse qu'il faut chercher la réponse.

Jointe par @si, Géraldine Delacroix, directrice du club de Mediapart (la partie participative du site) souligne qu'à la "différence des autres médias, les textes pointés par le JDN n'ont pas été proposés ou acceptés par la rédaction de Mediapart". Elle affirme par ailleurs, que les faux contributeurs ont "supprimé quasiment tous leurs textes suite à l'article du JDN". Plus largement, hormis ce billet qui explique la situation aux abonnés, elle affirme que Mediapart ne prendra aucune mesure particulière contre ce genre de pratiques. "Certains s'inventent des fausses identités, c'est d'une banalité confondante. Ensuite, nous ne contrôlons, ni ne faisons d'enquête sur nos abonnés qui bloguent comme ils l'entendent". Toutefois, note-t-elle, "parmi les 100 billets publiés chaque jour, nous en mettons certains -ceux qui nous semblent le plus intéressants, en Une. Ce n'était pas le cas de ceux du JDN".


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