Notre ressource unique : VOS ABONNEMENTS

Vite-Dit

Les "vite dit" sont tous les contenus des médias français et étrangers qui nous semblent dignes d’être signalés. Si nécessaire, ils feront l'objet d'un traitement approfondi dans nos articles payants. La page des "vite dit" a pour fonction de donner aux non-abonnés une impression des centres d’intérêt du site. La page des "vite dit" est très fréquemment actualisée au cours de la journée.

18h37 lu

Presse : Directeur Midi Libre contre Libération

Par la rédaction le 30/07/2013

Droit de réponse et réponse au droit de réponse. Résultat : une page entière d'échange de noms d'oiseaux dans Libération d'aujourd'hui entre Alain Plombat, PDG des journaux du Midi (dont Midi Libre) et Antoire Guiral journaliste à Libé. En cause : une enquête signée Guiral parue le 20 juin dernier. Enquête titrée "Sauve-qui-peut Midi Libre" qui a fortement déplu à Plombat.

Pleine page dans Libération aujourd'hui. C'est un droit de réponse du PDG des journaux du Midi, Alain Plombat. Il est en colère contre un article du quotidien titré "Sauve-qui-peut à Midi Libre" paru le 20 juin. Dans ce papier, Antoine Guiral, le journaliste de Libé publie une lettre interne de Plombat aux salariés et raconte notamment le malaise qui étreint la rédaction du quotidien de Montpellier. Il parle des réductions incessantes de coûts, des coupes dans les effectifs, des ventes en baisse et surtout du manque d'innovation de la direction face à la mutation numérique. Guiral souligne le succès d'audience d'un site "boosté aux faits divers" mais peu rentable. Bref, ce 20 juin 2013, Libération dresse un tableau bien sombre de l'avenir de Midi Libre.

Libération, 20 juin 2013, dans une enquête, Antoine Guiral, dénonce la dérive de Midi Libre et de sa direction picto

libemidilibre

 


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <
C'est cet article qui amène la réponse argumentée de Plombat dans Libération du 30 juillet. D'abord, il dénonce le caractère "destructeur" de l'enquête. Il souligne ensuite que seule une petite partie "apocalyptique" de la lettre envoyée aux salariés a été conservée par Guiral. Selon Plombat, Guiral n'a pas fait cas des "perspectives encourageantes" pour les équipes contenues dans la missive. Par ailleurs, le PDG s'étonne du constat de "moral en berne" fait par Libération. A l'appui de son étonnement, il mentionne les conclusions du cabinet Secafi -qui conseille la Filpac-CGT - qui a souligné que "2012 avait confirmé la capacité d'évolution du groupe grâce à un dialogue social mature". Plombat relève ensuite une erreur factuelle sur la diffusion de Midi Libre. Libé écrivait "environ 120 000 exemplaires". C'est faux dit Plombat. En effet, la lecture du PV OJD (organisme qui certifie la diffusion de la presse) 2012 fait état d'une diffusion France Payée de 130 065 exemplaires. Enfin Plombat reproche à Guiral le fait de ne pas l'avoir contacté ni même rencontré alors que dit-il il s'était rendu disponible.

Devant tant de critiques, Guiral se fend d'une réponse au droit de réponse. S'il ne répond pas vraiment sur les différents points mis en avant par Plombat, ni même sur le fait qu'il ne l'ait pas rencontré, Guiral défend son enquête. "Pour cette enquête sur Midi libre, un titre historique de la presse française, onze personnes appartenant à l’entreprise ont été contactées et nous ont parlé sans langue de bois. Parmi elles, des journalistes «de base», deux chefs d’agence, des responsables de la rédaction en chef et même un membre du directoire du groupe des Journaux du Midi (auquel appartient Midi libre)", écrit ainsi Guiral. Et il ajoute : "l’objet de notre enquête était aussi de s’intéresser à la question des contenus de Midi libre, sur le Web et sur le papier. Comme le dit un responsable du journal dans notre enquête, cette question reste un «tabou» absolu pour une partie de la direction du journal. Ceux-là mêmes qui ont tenu à nous répondre".


Abonnez-vous !
|