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Gares / Relay : les chips n'ont pas (totalement) gagné

Par le - 18h39 suivi

Il y aura toujours de la presse dans les gares. La SNCF vient de choisir de confier de nouveau à Relay (groupe Lagardère) la concession de 307 points de vente. Si les boutiques de Relay devront évoluer en étant plus rentables, c'est à dire en faisant plus de place aux sandwichs, aux confiseries ou aux cadeaux, la presse restera davantage présente que dans les offres concurrentes.

Finalement, la SNCF n'a pas choisi le "tout chips". Nous vous parlions ici de l'appel d'offres de la SNCF pour les concessions des points de ventes dans les gares. Les éditeurs de presse craignaient que la SNCF ne choisisse le duo Elior-WH Smith au détriment du groupe Lagardère et de ses fameux Relay, dans lesquels sont vendus les titres de presse. Ce ne sera finalement pas le cas. Les chips ne bouteront pas la presse hors des gares. C'est l'AFP   qui l'annonce ce 29 juillet. Selon la SNCF, la compagnie ferroviaire a finalement choisi de renouveler le contrat de concession de 307 points de vente dans les gares au groupe Lagardère. relay

La SNCF fondait son choix sur trois critères, "une large offre de presse", "une prise en compte très fine des différentes typologies de clientèles et des spécificités de chaque site", et "la déclinaison sur l’ensemble du réseau de différents concepts selon la nature et le profil des voyageurs en gares, dont un spécifiquement dédié à la clientèle pendulaire". Pendulaire c'est à dire les usagers qui prennent le même trajet matin et soir.

Pourquoi Relay l'a-t-il finalement emporté ? D'abord, peut-être, grâce à son histoire. En effet, c'était la première fois que la SNCF remettait en jeu ces concessions qui historiquement ont été dévolues à Lagardère. De plus, selon le communiqué de la SNCF, Lagardère a été mieux disante dans le nombre de titres de presse qu'elle prévoyait de distribuer dans les points de ventes, mais surtout Relay a "proposé une prise en compte plus fine des différentes typologies de clientèles et des spécificités de chaque site". En clair, selon un connaisseur du dossier, Relay s'est engagé à rendre son commerce plus rentable grâce à des boutiques qui seront plus "à l'écoute du consommateur", c'est à dire qu'il y aura certes des titres de presse, mais aussi, des confiseries ou encore des sandwichs.

En plein coeur de l'appel d'offres, Dag Rasmussen, le PDG de Lagardère Service (propriétaire de Relay) avait d'ailleurs expliqué dans une interview aux Echos quelles étaient les caractéristiques des futures boutiques. "un bar numérique, davantage de place pour la restauration rapide et le grignotage, plus d’accessoires nomades et une vraie offre cadeaux : c’est le nouveau concept de la principale enseigne de Lagardère Services dans les gares et les aéroports". En somme, de la presse toujours, mais aussi, des choses rentables.

Pour Relay, remporter cet appel d'offres était crucial. En effet, ces points presse qui sont le monopole historique de Lagardère constituent la moitié du chiffre d'affaires de Relay France, soit 450 millions d'euros par an.


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