Câbles diplomatiques, documents confidentiels, emails : les fuites orchestrées par @chris_coleman24 sur Twitter mettent notamment en cause quatre journalistes français (LCI, Libération, L'Express, Le Point), soupçonnés d'avoir été instrumentalisés par les services de renseignement marocains.

Publié le 04/01/2015  Alimenté le 22/08/2017
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Ben Barka : un journaliste de France 3 dans le viseur du renseignement marocain ?

Wikileaks marocain : de nouveaux documents fuitent


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Quarante neuf ans après l'enlèvement du principal opposant au roi Hassan II à Paris, en 1965, l'affaire Ben Barka continue d'occuper la justice française et les services de renseignement marocains. Mardi 16 décembre, le tribunal correctionnel de Paris examinait la plainte déposée par un journaliste de France 3 à l'encontre du magazine Maroc Hebdo. L'affaire remonte à 2007 : au lendemain d'un reportage de France 3 à propos d'un nouveau rebondissement judiciaire dans l'affaire Ben Barka, l'auteur du reportage, Joseph Tual, a fait l'objet de nombreuses attaques de la presse marocaine. Des tentatives de déstabilisation de la part du Maroc ? Une thèse validée par la publication de nouveaux documents de la part de @chris_coleman24, à l'origine du Wikileaks marocain.



Ce mardi 16 décembre, au tribunal correctionnel de Paris, il était question d'une affaire qui remonte il y a 7 ans, en marge d'une affaire qui date... de 1965. Cette année-là, Mehdi Ben Barka, principal opposant au roi du Maroc, Hassan II, est enlevé en plein Paris. Par qui ? Où se trouve son corps ? C'est tout l'enjeu de l'enquête judiciaire, toujours en cours en France.

Les 22 et 23 octobre 2007, alors que Nicolas Sarkozy est en voyage officiel au Maroc, France 3 fait le point sur l'enquête Ben Barka. Et révèle que le juge d'instruction français en charge du dossier, Patrick Ramaël, a délivré des mandats d'arrêt à l'encontre de cinq dignitaires marocains, dont le général Benslimane, chef de la gendarmerie royale et un certain Miloud Tounzi, identifié comme étant le fameux Larbi Chtouki, le principal organisateur de l'enlèvement de Ben Barka, condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité en 1966 lors d'un procès à Paris.

Le journaliste de France 3, Joseph Tual, qui enquête sur l'affaire Ben Barka depuis plus de vinqt ans, rappelle également dans les deux sujets l'existence d'une ancienne prison secrète à Rabat, baptisée PF3. Ce serait là que Ben Barka pourrait être enterré, ainsi que près de 250 opposants au régime, notamment des étudiants de grandes familles marocaines. Selon nos informations, la justice française aurait même demandé une surveillance satellitaire afin de s'assurer que le terrain vague d'aujourd'hui, propriété de la gendarmerie royale...

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Commentaires d'utilité publique

Quatre journalistes français auraient été instrumentalisés par le Maroc

J'ai pas tout compris là, mais il y a bien une guerre plus ou moins larvée et agressive pour le contrôle des ressources ...

Par Aline Marchetto
le 15/12/2014

Quatre journalistes français auraient été instrumentalisés par le Maroc

Super article Manach. Merci

Par Loran
le 15/12/2014

Maroc-Algérie : quand tweetent les barbouzes...

Une certitude : les journalistes ont répondu à mes questions (et elles n'étaient pas du tout sur la défensive); le corbeau, ...

Par @manhack
le 28/10/2014
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