Chez Sébastien

Sébastien Bohler est journaliste au magazine mensuel « Cerveau et Psycho ». Passe-temps favori : déjouer les ruses des messages médiatiques pour profiter de la stupéfiante disponibilité de nos cerveaux. Rythme de la chronique: aléatoire

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Hommes et femmes : "ce n'est pas à la science de dire le Juste"

Polémique à propos d'une chronique de Sébastien Bohler

Sous couvert de citer des études de biologie et de neuro-sciences, notre chroniqueur Sébastien Bohler fait-il passer dans ses chroniques des thèses de psychologie évolutionniste ? C'est l'accusation, vigoureuse, formulée par une blogueuse, Odille Fillod, dans une note de son blog hébergé par Le Monde, Allodoxia, à propos d'une chronique de Sébastien, "Les hommes, les femmes et nos cerveaux. Cette accusation nécessitait une réponse circonstanciée de notre chroniqueur.Pour bien saisir les enjeux de cette controverse complexe, nous vous recommandons de (re) visionner la chronique de Sébastien, de lire la note de blog de Odile Fillod, et de lire enfin, ci-dessous, la réponse de Sébastien Bohler. Pour lire plus confortablement ce long texte, nous vous en proposons aussi une version PDF Elle est ici. Les illustrations du texte sont de la rédaction d'@si.

Wittgenstein disait que la philosophie est l’art d’établir des distinctions. Dans ce cas, l’article d’Odile Fillod devrait fournir un objet d’étude à bien des étudiants. S’il peut servir de défouloir à ceux que le sexisme, le racisme, la xénophobie et les stéréotypes en tout genre révulsent légitimement, il faut néanmoins se méfier des défouloirs dans la mesure où ils sont bien souvent des leurres. Le débat en cause est d’importance. Y a-t-il des différences dans la façon d’aborder les relations sexuelles, entre hommes et femmes? Ces différences sont-elles d’ordre biologique? Sont-elles d’ordre social? Sont-elles naturelles? Sont-elles innées? Comme nous allons le voir, la tâche consistant à établir des distinctions entre ces différentes conceptions n’est pas insurmontable, mais il faut commencer par mettre un peu d’ordre dans ce qu’il convient d’appeler un sac de noeuds.


Malgré les supputations hasardeuses de O. Fillod, je ne suis pas du tout convaincu de l’existence de différences naturelles entre hommes et femmes sur le plan psycho-comportemental. D’ailleurs, à aucun moment je ne l’ai prétendu et je pense plutôt que la plupart des différences sont imprimées par l’environnement. Il existe certains domaines particuliers où cela se discute, par exemple celui du comportement sexuel et de certaines émotions, mais nous y reviendrons. Pour le reste, il est plus probable que l’empreinte sociale soit prépondérante, éventuellement avec un facteur génétique sous-jacent...

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